Longtemps on a pensé que seul le concept QI (quotient intellectuel) est associé au concept d’intelligence. Or, depuis quelques années, après le best-seller du journaliste scientifique Daniel Goleman, le monde s’est intéressé à ce qui s’avère être une autre forme d’intelligence encore plus importante : l’intelligence émotionnelle. Alors qu’est-ce qu’on entend vraiment par intelligence émotionnelle ?

En gros, l’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à connaître et à réguler ses propres émotions mais aussi celles des autres, puis à utiliser cette capacité afin de contrôler la réflexion et l’action. Daniel Goleman le décrit comme étant : « un art d’utiliser ses émotions ». Tout comme le QI caractérise l’intelligence intellectuelle, l’intelligence émotionnelle, elle, a son QE (quotient émotionnel). Certes, c’est un peu difficile de croire que cette autre forme d’intelligence puisse détrôner la fameuse intelligence intellectuelle, mais c’est la vérité. Dans la suite de cet article, on verra 3 raisons pourquoi l’IE est plus importante que le QI.

Intelligence émotionnelle : 75 % de notre intelligence

L’être humain est caractérisé par deux formes d’intelligence : l’intelligence rationnelle mesurée par le très populaire quotient intellectuel (QI) et l’intelligence émotionnelle mesurée par le quotient émotionnel (QE). Certains chercheurs ont même avancé des chiffres comme quoi l’intelligence émotionnelle prend les 75% de notre intelligence contre seulement 25% pour l’autre type.

Cette proportion très significative démontre que cette capacité à contrôler nos émotions et celles des autres afin de mieux réorienter nos pensées et nos gestes est loin d’être négligeable par rapport à l’intelligence intellectuelle. Elle est même plus importante. De plus, il est donc clair qu’un individu qui a un QI élevé ne veut pas forcément dire qu’il est intelligent émotionnellement ou qu’il est « intelligent » tout court. Des études ont même montrés que la plupart du temps, c’est tout le contraire. En effet, s’il y a deux individus, l’un avec un QI supérieur à la normale et l’autre avec un QI moyen, il y a de grande chance que c’est ce dernier qui est le plus intelligent émotionnellement.

L’intelligence émotionnelle est plus flexible : elle évolue durant toute la vie

Contrairement au QI, qui se stabilise en moyenne vers l’âge de 10 ans, l’intelligence émotionnelle ne se fige pas à un certain âge mais tend à s’accroître durant toute la vie. C’est surement l’un des grands avantages de l’intelligence émotionnelle : elle peut se développer et se cultiver durant toute la vie que ce soit par la formation ou le coaching. Effectivement, les aptitudes émotionnelles (confiance en soi, estime de soi, etc.) peuvent être innées mais surtout acquises au fil du temps par expérience de vie et de l’entraînement. Bref, tant que la personne s’efforce de mieux se connaître et de mieux connaître les autres, alors son intelligence émotionnelle ne va cesser de s’augmenter.

Le QE prédit la réussite encore mieux que le QI

De nos jours, il est encore assez courant de penser que le QI d’une personne va déterminer son intelligence (l’intelligence qui « compte » en tout cas), sa vie et sa réussite professionnelle. Or, aujourd’hui, les recherches ont pu montrer qu’on s’est trompé depuis tout ce temps mais que ce sont les personnes qui ont un QE important qui auront la plus grande probabilité de réussir leur vie. Ils sont arrivés à cette conclusion après qu’ils se sont penchés sur des questions du genre : « Pourquoi les personnes pourvues de QI le plus élevé, n’obtenaient souvent pas des résultats exceptionnels auxquels on se serait attendu ? Pourquoi les personnes dont le QI était inférieur, réussissaient mieux en affaires et dans leurs relations personnelles ? C’est parce que l’IE compte énormément dans notre réussite. Ainsi, on peut dire que ni culture générale, ni compétences logiques, ni math ne vont suffire pour assurer la réussite d’une personne.

C’est pourquoi, on caractérise principalement aujourd’hui, par exemple, les meilleurs managers comme étant ceux avec un QE élevé. Effectivement, l’utilisation judicieuse des sentiments peuvent jouer un rôle primordial dans notre croissance en tant que travailleurs efficaces car qu’on le veuille ou non, un dirigeant se doit de gérer l’atmosphère qui règne dans son organisation, se doit de faire face aux nouvelles situations, aux imprévus, se doit aussi de briller dans l’établissement de relations avec ses collaborateurs et clients. Ce n’est pas pour rien alors que Daniel Goleman a pu tirer ces conclusions : «Les gens qui n’ont pas de contrôle sur leur vie émotive sont constamment engagés dans des batailles internes qui sabotent leur aptitude à se concentrer sur leur travail et à avoir une pensée claire ».

Bref, pour toutes ses raisons, l’humanité s’accorde d’accepter que l’être humain n’est pas qu’un cerveau et que l’intelligence d’une personne ne se mesure pas à son seul QI mais aussi à une autre chose beaucoup plus importante qui n’est autre que l’intelligence émotionnelle. Contrairement à l’intelligence rationnelle qui concerne l’abstraction et le raisonnement logique, cet autre type d’intelligence offre des capacités de développement pour faire face à toutes les situations. Alors, la question qui se pose maintenant est que, si l’intelligence émotionnelle peut être développée et doit être développée, alors comment fait-on ?


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