Vous avez beaucoup travaillé ces derniers temps et visualisez avec de plus en plus d’envie vos prochaines vacances? Un repos bien mérité dont vous profiterez pour vous ressourcer et vous reposer. Le congé tant attendu arrive enfin et… la grippe frappe. « Pas encore », vous dites-vous? C’est que, au cours des deux dernières années, vous êtes tombé malade chaque fois que vous étiez en vacances, sans compter les journées de congé passées au lit!

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul dans cette situation. Le syndrome des vacances, ou « leisure sickness syndrome », se caractérise par le fait de tomber malade lors d’un congé ou pendant ses vacances. Les symptômes varient d’une personne à l’autre : migraines, fatigue, douleurs musculaires, nausées, rhume, grippe, et j’en passe.

C’est en 2002 que des chercheurs de l’Université Tilburg aux Pays-Bas se sont pour la première fois penchés sur le phénomène [1]. En se basant sur les résultats d’un questionnaire rempli par près de 2 000 individus, les chercheurs ont déterminé que quelque 3 % des répondants montraient des symptômes du syndrome des vacances. Et, parmi les raisons invoquées pour expliquer les symptômes, notons la difficulté de transition entre le travail et les vacances, le stress au travail et des traits de personnalités bien précis comme le perfectionnisme ou encore un important sens des responsabilités en regard au travail. Vous vous y reconnaissez?

Le stress, le stress et encore le stress

syndrome des vacancesPour expliquer l’apparition du syndrome des vacances chez certains travailleurs, la piste du stress retient particulièrement l’attention. Vous serez d’accord avec moi que le stress est bénéfique à la performance et à la productivité au travail, pourvu qu’il soit présent sur une courte période.
En effet, le stress entraîne la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, deux hormones permettant à l’organisme de se mettre en mode « défense » et de stimuler le système immunitaire. Une fois le stress tombé, notre organisme peut alors refaire ses forces et se préparer à une autre situation de stress.

Mais quand le travail prend toute la place dans notre vie et que les responsabilités professionnelles se multiplient, le stress devient chronique. Dans cette situation, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline se fait en continu, ce qui ne donne aucun répit au système immunitaire. Ainsi, dès que nous nous permettons de relaxer, le stress tombe et notre système immunitaire baisse la garde afin de reprendre des forces. Résultat : nous tombons malades.

Pour profiter de ses vacances en santé

Si vous souffrez du syndrome des vacances, sachez qu’il est possible de limiter ses dégâts. Voici quelques pistes pour vous permettre de savourer chaque instant de vos vacances et de vos journées de congé :

  • Écoutez votre corps, il vous parle!

    La fatigue, les douleurs musculaires, les nausées et les maux de tête sont autant de signes que vous en faites trop. Notez cependant qu’en période de stress, nous percevons moins bien les signaux envoyés par notre corps. Raison de plus pour y prêter attention!

  • Diminuez le stress dans votre vie.

    Faites-vous masser régulièrement, inscrivez-vous à des cours de yoga, prenez du temps pour lire, sortez prendre une marche, bougez. Autant d’activités qui vous permettront de mieux gérer votre stress au quotidien afin de limiter ses dégâts à long terme.

  • Apprenez à lâcher prise.

    Aujourd’hui, il est devenu difficile de faire la distinction entre vie professionnelle et vie personnelle. Il est vrai que l’avènement des téléphones intelligents et la popularité grandissante du télétravail nous facilitent grandement l’existence. Tant et aussi longtemps que nous séparons travail et vie personnelle. Apprenez à prioriser et à profiter du moment présent. Ainsi, pas de travail en congé, même en pensées!

  • Prenez soin de vous… toute l’année!

    Pour éviter de passer vos vacances au lit, accordez-vous des moments de répit dès que vous en ressentez le besoin. Ce peut être de planifier une journée de congé dans les périodes plus occupées au travail ou tout simplement de fermer son téléphone intelligent le temps d’une soirée. Souvent, des petits gestes du genre seront suffisants pour limiter les dégâts potentiels associés au syndrome des vacances.

Maintenant, profitez bien de vos vacances!

Syndrome des vacances

[1] Vingerhoets, A. J. J. M., van Huijgevoort, M., & van Heck, G. L. (2002). Leisure Sickness: A pilot study on its Prevalence, Phenomenology, and Background. Psychotherapy and Psychosomatics, 71(6), 311-317.


Warning: A non-numeric value encountered in /home/succeszen/public_html/wp-content/themes/Newspaper/includes/wp_booster/td_block.php on line 1009

Laisser une réponse

Veuillez laisser votre commentaire ici, s'il vous plaît
Veuillez donner votre nom ici, s'il vous plaît